MINIACINA MINIACEA de Sardaigne

 

Miniacina miniacea  (Pallas,1766)

 

(Venant d’un sable organique de Sardaigne)

Quelques photos  et  renseignements.

Miniacina miniacéa d'une plage de Sardaigne.
Miniacina miniacéa d’une plage de Sardaigne
Miniacina miniacea.  photo bernard remaud.
Miniacina miniacea. photo bernard remaud.
Miniacina miniacea avec un beau foraminifère en prime.

Ci après les pieds de ces foraminifères.

 

le pied du Miniacina miniacea.                                                                                                    sablesdumonde.com

C’est un foraminifère benthique (fixé) des mers littorales chaudes et agitées, vivant généralement sur des supports durs ou semi durs.

Arbuscule calcifié rouge ou rosé, à branches courtes irrégulières et pointues, il a une texture poreuse.

Très commun en Méditerranée, il forme à l’état adulte, des arbuscules de 1 à 10 mm d’un beau rouge,  à ne pas confondre avec du corail.

Sa couleur minium est à l’origine du nom de genre et d’espèce Miniacina miniacea .

Son squelette, « le test », qui se prononce « té », est très dur et constitué de carbonate de calcium.

Comme la majorité des foraminifères, il a son « test » formé de plusieurs petites loges communicantes, elles-mêmes perforées et ouvertes sur l’extérieur.

Il déploie à travers ces perforations, des « pseudopodes » semblables à de petits filaments transparents réticulés parcourus par des granules qu’il utilise pour se fixer et s’alimenter.

 

GRANDISSEMENTS PLUS IMPORTANTS,  CLASSIFICATIONS  ET RENSEIGNEMENTS DIVERS

 

Miniacina miniacea d’une plage de Sardaigne.                          photo bernard remaud.

CLASSIFICATION:

Embranchement :  Protozoaires Eucaryotes. (organismes unicellulaires eucaryotes et hétérotrophes)

Sous- embranchement:  Sarcodines.  (Rhizopoda et Actinopoda)

Super-classe :  Rhizopodes.  (Protozoaires caractérisés par la présence de pseudopodes)

Classe  :  Granuloréticulosés.  (Taxon considéré comme synonyme de foraminifères dans les classifications récentes)

Ordre  :  Foraminifères.  (Prédateurs exclusivement marins, surtout benthiques, possédant un test à plusieurs loges disposées en spirales et percées  de nombreux pores) .

Sous-ordre  :  Rotallines

Famille  :  Homotrématidés. (Foraminifères fixés, colorés, dont le test calcifié est d’abord en forme de spirale).

Genre  :  Miniacina.

Espèce  :  miniacea.

 

Miniacina miniacea d’une plage de Sardaigne.                                          Photo bernard remaud.

RENSEIGNEMENTS DIVERS

Origine du nom français  :  Foraminifère  « porteur de trous ».

Origine du nom scientifique  :  Miniacina miniacea :  du latin « minia » = minium, pigment de couleur rouge orangé.

Alimentation  :  Les foraminifères se nourrissent d’autres organismes unicellulaires (diatomées, flagellés, etc…) et de larves d’animaux pluricellulaires. Les pseudopodes filamenteux lui servent de piège pour la collecte de ces micro-organismes qui sont ensuite phagocytés par la cellule géante de ces unicellulaires.

Reproduction – Multiplication :  Principalement asexuée, la reproduction sexuée est aussi possible pour les foraminifères.

En Corse le sable des plages au nord du golfe d’Ajaccio est nettement coloré de rouge. Jusqu’au début du 20ème siècle, les habitants attribuaient cette coloration à l’érosion des iles Sanguinaires qui sont constituées de granit rouge, alors qu’en réalité cette coloration est due en grande partie à l’accumulation des tests de Miniacina, comme on peut s’en rendre compte par un examen à la loupe binoculaire (voir mes photos). De nombreuses plages sont teintées de rouge par les tests de Miniacina, en Italie du sud ainsi qu’en Sardaigne comme ceux que je vous présente dans cet article.

 

Un grand merci Pascale hh pour m’avoir donné quelques petits grains de ce merveilleux sable après les péripéties de ton voyage en Sardaigne.   www.couleurvanille.com

Merci monsieur Margerel pour votre patience à mon égard devant mon amateurisme contemplatif de toutes ces merveilleuses petite bébêtes.

Je remercie également monsieur André Frédéric de m’avoir permis de développer cet article par de précieux renseignements.

ANDRE Frédéric, PROUZET Anne, PEAN Michel, in:DORIS,2/5/2012 : Miniacina miniacea (Pallas,1766), http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=959

J’ai réalisé les photos dans mon labo comme je l’ai déjà décrit dans l’article : http://www.sablesdumonde.com/presentation/microphotographie/

Seul l’appareil a changé puisqu’il s’agit maintenant d’un Nikon D300S.

Les prises de vues ont été faites avec différentes optiques anciennes à montures courtes et au pas RMS de chez Zeiss.

L’utilisation du soufflet PB6 n’a pas été systématique et uniquement pour les deux dernières.

Le champ photographié pour la première photo présentée est de 11mmx17mm.

Chaque photo est composée d’un empilement entre 20 et 30 photos suivant les besoins afin d’obtenir une netteté acceptable.

Toute reproduction de photo est interdite sauf accord préalable.

 

 

Cordialement à vous tous.

Bernard Remaud.

 

 

 

 

 

Sable minéral de PAPAKOLEA Beach. Hawaï

Grenn Sand de Papakoléa. Hawaï
Green Sand de Papakoléa. Hawaï.

Cristaux d’olivine de Papakoléa beach au sud de Big island.   18° 56′ 10 »  Nord   155° 38′ 45 »  Ouest.

Merci Philippe pour ton sable de Hawaï.  Un seul mot:  magnifique.

Et ce d’autant qu’il se mérite car il faut du courage pour arriver à cette petite crique, à pied, à travers un paysage volcanique balayé très souvent par un grand vent.

Champ photographié par moi-même  17 mm x 11 mm

Sable minéral du WAW AN NAMUS en Libye.

sable du Waw an Namus en Libye

C’est par 24° 54′ Nord et 17° 45 Sud en Libye (sud Libye) que l’on trouve l’ancien volcan WAW AN NAMUS  culminant à 547 mètres.

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C’est un « Oasis à moustiques » dû aux 3 petits lacs à l’intérieur de la caldeira.

Le champ volcanique des Tephras qui s’étend jusqu’à 12 kilomètres d’un aspect sombre mélangé au quartz d’une couleur rosé est d’un bel effet.

 

Quelques photos de situation du volcan.  (Images Google Hearth)

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waw-an-Namus
waw-an-Namus
waw-an-Namus
waw-an-Namus
waw-an-Namus

 

Sable organique de KUTA en INDONESIE

Ce sable est principalement constitué de squelettes d’un foraminifère, le Schlumbergerella floresiana Hanzawa 1952,  protozoaire (organisme unicellulaire)  marin à squelette calcaire.

C’est un sable typique des régions orientales chaudes.

La plage de Kuta au sud de l’ile de Lombok est recouverte de milliards d’individus de ce type.

Excellent pour un massage en douceur de la voûte plantaire.  J’ai aussi beaucoup de ces foraminifères en provenance des plages de Bali.

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Embranchement : Foraminifera  d’Orbigny 1826.   Classe : rotalidia.   Ordre : Rotaliida  Delage et Herouard 1896.   Super famille : Rotalicea  Ehrenberg 1839.   Famille : Calcarinidae  Schwager 1876.   Genre : Schlumbergerella   Hanzawa 1952.   Temps géologique : recent

Schlumbergerella floresiana
Schlumbergerella floresiana

Microphotographie.

Grains de sable ou foraminifères, pour photographier ce petit monde j’utilise en premier une bonne bino avec zoom pour trier les éléments dignes d’intérêt.

table et bino de sélection
table et bino de sélection

Lorsque le tri est effectué je passe à côté pour l’opération macro.

l'ensemble du labo
l’ensemble du labo
autre vue
autre vue

Appareil photo numérique Sony, soufflet Nikon, optique Canon, Zeiss ou Minolta suivant les besoins, l’ensemble est monté solidement sur un vieux banc de reproduction Polaroïd (bricolé pour les besoins) bien costaud et bétonné au sol.

installation
installation

Mon « ascenseur micrométrique » fait maison (explications dans un prochain article) me permet de faire du Stacking sur 15, 20 ou 30 images traitées ensuite par le logiciel gratuit « Combine Z P ».

Ceci me donne des résultats amplement suffisants afin d’avoir une image dont les besoins réels sont en général le 10×15 voire de temps en temps le 18×24.

Les éclairages sont en lumière froide par fibres optiques et j’utilise de temps en temps le classique pot de yaourt afin de diffuser la lumière.

l'éclairage
l’éclairage

Pour finir je travaille en grande ouverture et rarement en dessous du 1/100ème, quand à la sensibilité iso cela va de 200 a 400

au travail
au travail

Un jour viendra peut-être où je changerai de matériel pour travailler au flash électronique en pose longue afin de rechercher un peu plus de netteté……..

Un remerciement particulier à mon ami Jean Marc Tourreille pour ce petit reportage photographique.

BUNAKEN, paradise of foraminifera.

Merci Dominique de m’avoir ramené ces quelques grains de sable.

Bunaken, au nord de l’ile de Sulawési en Indonésie, est sans doute un paradis pour photographe plongeur mais il n’y a que dans mon labo que je pouvais faire ces quelques images de Septotextularia rugosa et autres.

foraminifères de Bunaken.             photo Bernard Remaud
foraminifères de Bunaken. photo Bernard Remaud

Septotextularia rugosa, Cheng et Zheng 1978 / Heterostegina depressa d’Orbigny 1826 / Amphistegina radiata, Fichtel et Moll 1798 / et autres …Pyrgo, Calcarina etc..

Septotextularia rugosa
Septotextularia rugosa

Test agglutiné de grande taille pouvant atteindre plus de 2 mm dont les loges sont plus larges que hautes.

Septotextularia rugosa
Septotextularia rugosa
Septotextularia rugosa
Septotextularia rugosa
Heterostegina depressa.
Heterostegina depressa.                                                                            photo Bernard Remaud.

Heterostegina depressa d’Orbigny 1826.

 

Un monde inconnu au pied de Porquerolles

C’est à quelques centaines de mètres au large de  l’ile de Porquerolles par environ 65 m de profondeur que j’ai trouvé dans ce sable une multitude de foraminifères plus beaux les uns que les autres et réunis sur la photo suivante.

foraminifères récoltés dans un sable de Porquerolles - France.
foraminifères récoltés dans un sable de Porquerolles – France.

Il y avait dans l’un d’entre eux en particulier, un appel au voyage interstellaire.

Foraminifèra: Orbulina universa, un monde inconnu.
Foraminifèra: Orbulina universa, un monde inconnu.

MAIS  LA  RÉALITÉ  EST  BIEN  PLUS  TERRESTRE : Il s’agit d’ Orbulina universa d’Orbigny 1839

Foraminifère magnifique par sa finesse et sa forme parfaite, mais si fragile qu’il suffit de le toucher pour le casser. Il n’est pas le seul dans ce cas-là, c’est vrai, mais ces petites boules ont toujours attiré mon regard. L’hiver dernier j’avais fait quelques photos d’Orbulina.

Orbulina universa de Porquerolles
Orbulina universa de Porquerolles
Orbulina universa de Porquerolles
Orbulina universa de Porquerolles

Mais je suis reconnaissant  à Monsieur Jean-Pierre MARGEREL de l’Université de Marseille qui veut bien m’accepter, de temps en temps, dans sa caverne d’Ali Baba, ainsi qu’à Monsieur Alain TONETTO, technicien du MEB (Microscope Electronique à Balayage). Ils m’ont consacré, avec beaucoup de gentillesse, un peu de leur temps afin de me montrer au travers de l’un de mes foraminifères un univers absolument surprenant que  je ne connaissais pas.

Je voulais vous en faire profiter par ces quelques images que j’ai pu retoucher avec mes modestes moyens, en respectant la forme. Je vous avoue que les quelques heures passées sur ces photos furent un plaisir rarement atteint pour un amateur comme moi.

Nous partons sur un grandissement à 200 microns puis passons à 20,10 et 5. Ce monde vivant est étonnant, surprenant. Voir Orbulina est une chose, descendre aux Coccolithes et diatomées en est une autre.

Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa

INFORMATIONS lues sur les « cahiers de micropaléontologie » tome 2, de 1977 de Yolande Calvez , édité par le centre national de la recherche scientifique (ISBN 2-222-02138-3).

Diagnose d’ORBIGNY 1839

« Coquille globuleuse, sphérique, régulière, très mince, assez rugueuse, couverte partout de petits trous. Ouverture arrondie. Couleur : blanc jaunâtre, dimension 1/2 millimètre. »

Description :

Test calcaire, sphérique, composé d’une seule loge, contenant le plus souvent à l’intérieur une coquille globigériforme délicate, composée de loges disposées en spire trochoïde. Ornementation formée par de très nombreux pores disséminés sur toute la surface du test, les uns gros, les autres plus nombreux et plus petits et séparés les uns des autres par de petites aspérités. Aucune ouverture spécialisée n’est visible. Dimension : 0,60 mm. Sur le vivant, la coquille est hérissée de longues et minces épines calcaires très délicates qui se brisent très facilement.

Distribution actuelle:

Orbulina universa est une espèce très répandue dans les eaux subtropicales, tropicales et tempérées chaudes du globe. Son abondance décroit rapidement dès que l’on atteint la limite des eaux froides. On rencontre Orbulina universa de 10 à 30° C avec une fréquence maximale entre 17 et 23° C.

Sable, oursins et foraminifères du genre Calcarina

Connaissez-vous le village de  ODLOT ?

Une grande majorité d’entre vous me répondra non et moi également.

C’est aux Philippines.

Un jour j’envoie un mail à une amie à Nice et elle me répond de Odlot. Ma voyageuse était là-bas dans son petit paradis. Continuer la lecture de Sable, oursins et foraminifères du genre Calcarina

Rose des sables

C’est un joli nom, évocateur de déserts mais souvent d’erreurs sur son origine.

 Roses des sables de diverses provenances.
Roses des sables de diverses provenances.

Est-ce qu’il lui faut 10.000 ans, 100.000 ans ou 1 million d’années pour se former ? Les avis scientifiques sont divergents.

Mais ce qui est sûr  c’est qu’il faut une nappe phréatique d’eau séléniteuse (riche en sulfate de calcium) s’évaporant au travers de gypses dans un milieu tendre d’argile ou de sable.

La cristallisation se fait peu à peu dans toutes les directions et forme ces roses de sable parfois magnifiques dont le poids peut varier de quelques grammes à plusieurs centaines de kilos.

Personnellement j’ai eu l’occasion d’en voir une de forme approximativement cylindrique dont la taille était de 1m 40 environ et le poids de 300 ou 400 kilos sans doute.

 

Gros plan
Gros plan sur une rose.

petites pétales.
Petits pétales.