Archives de catégorie : Plongée

….DANS UN SABLE DE MADAGASCAR……

….IL  Y  AVAIT…

Sigmohauerina  bradyi,   Amphisorus hemprichi,   Borelis Schlumbergeri…etc…

 

C’est dans un sable de Madagascar que j’ ai trouvé ces quelques foraminifères. Un ami m’avait ramené ce sable de la région de Tuléar au sud ouest de Mada , comme ils disent. Le sable a été ramassé  au SUD du banc de MAHAVATSY qui part au large de  Tuléar et qui descend, presque au petit village de Sarodrano en refermant la baie de Tulear. (plongée à petite profondeur à 10 mètres environ). Les plongées sont assez rudimentaires dans ces endroits et un profondimètre n’est pas la nécessité absolue  en cette période de disette. Vogue la galère. En fonction du récit , d’une certaine expérience des repères et de Google Earth, j’ai situé cette plongée par : 23° 29′ 18″  S.    43° 40′ 34″  E.

Ci-après une jolie palette de quelques foraminifères réunis .

 

foraminifères-de-Madagascar

 

Je vous en présente 3 aujourd’hui.  (d’autres viendront le mois prochain)

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Sables de plongée à foraminifères

Sable de plongée profonde,  ramassé à coté de l’épave d’un bombardier Allemand, le Heinkel 111, au large de Toulon sur un fond de sable clair à -85 mètres. Ces endroits vierges permettent de retrouver de nombreux tests de foraminifères.FRA-83-65.-épave-Heinkel.-W

 

Autre sable récolté à Mayotte également dans un endroit vierge dans le secteur de M’Tsanga.Mayotte.-M'Tsanga.Web-600.-

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BUNAKEN, paradise of foraminifera.

Merci Dominique de m’avoir ramené ces quelques grains de sable.

Bunaken, au nord de l’ile de Sulawési en Indonésie, est sans doute un paradis pour photographe plongeur mais il n’y a que dans mon labo que je pouvais faire ces quelques images de Septotextularia rugosa et autres.

foraminifères de Bunaken.             photo Bernard Remaud
foraminifères de Bunaken. photo Bernard Remaud

Septotextularia rugosa, Cheng et Zheng 1978 / Heterostegina depressa d’Orbigny 1826 / Amphistegina radiata, Fichtel et Moll 1798 / et autres …Pyrgo, Calcarina etc..

Septotextularia rugosa
Septotextularia rugosa

Test agglutiné de grande taille pouvant atteindre plus de 2 mm dont les loges sont plus larges que hautes.

Septotextularia rugosa
Septotextularia rugosa
Septotextularia rugosa
Septotextularia rugosa
Heterostegina depressa.
Heterostegina depressa.                                                                            photo Bernard Remaud.

Heterostegina depressa d’Orbigny 1826.

 

Un monde inconnu au pied de Porquerolles

C’est à quelques centaines de mètres au large de  l’ile de Porquerolles par environ 65 m de profondeur que j’ai trouvé dans ce sable une multitude de foraminifères plus beaux les uns que les autres et réunis sur la photo suivante.

foraminifères récoltés dans un sable de Porquerolles - France.
foraminifères récoltés dans un sable de Porquerolles – France.

Il y avait dans l’un d’entre eux en particulier, un appel au voyage interstellaire.

Foraminifèra: Orbulina universa, un monde inconnu.
Foraminifèra: Orbulina universa, un monde inconnu.

MAIS  LA  RÉALITÉ  EST  BIEN  PLUS  TERRESTRE : Il s’agit d’ Orbulina universa d’Orbigny 1839

Foraminifère magnifique par sa finesse et sa forme parfaite, mais si fragile qu’il suffit de le toucher pour le casser. Il n’est pas le seul dans ce cas-là, c’est vrai, mais ces petites boules ont toujours attiré mon regard. L’hiver dernier j’avais fait quelques photos d’Orbulina.

Orbulina universa de Porquerolles
Orbulina universa de Porquerolles
Orbulina universa de Porquerolles
Orbulina universa de Porquerolles

Mais je suis reconnaissant  à Monsieur Jean-Pierre MARGEREL de l’Université de Marseille qui veut bien m’accepter, de temps en temps, dans sa caverne d’Ali Baba, ainsi qu’à Monsieur Alain TONETTO, technicien du MEB (Microscope Electronique à Balayage). Ils m’ont consacré, avec beaucoup de gentillesse, un peu de leur temps afin de me montrer au travers de l’un de mes foraminifères un univers absolument surprenant que  je ne connaissais pas.

Je voulais vous en faire profiter par ces quelques images que j’ai pu retoucher avec mes modestes moyens, en respectant la forme. Je vous avoue que les quelques heures passées sur ces photos furent un plaisir rarement atteint pour un amateur comme moi.

Nous partons sur un grandissement à 200 microns puis passons à 20,10 et 5. Ce monde vivant est étonnant, surprenant. Voir Orbulina est une chose, descendre aux Coccolithes et diatomées en est une autre.

Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa
Orbulina universa

INFORMATIONS lues sur les « cahiers de micropaléontologie » tome 2, de 1977 de Yolande Calvez , édité par le centre national de la recherche scientifique (ISBN 2-222-02138-3).

Diagnose d’ORBIGNY 1839

« Coquille globuleuse, sphérique, régulière, très mince, assez rugueuse, couverte partout de petits trous. Ouverture arrondie. Couleur : blanc jaunâtre, dimension 1/2 millimètre. »

Description :

Test calcaire, sphérique, composé d’une seule loge, contenant le plus souvent à l’intérieur une coquille globigériforme délicate, composée de loges disposées en spire trochoïde. Ornementation formée par de très nombreux pores disséminés sur toute la surface du test, les uns gros, les autres plus nombreux et plus petits et séparés les uns des autres par de petites aspérités. Aucune ouverture spécialisée n’est visible. Dimension : 0,60 mm. Sur le vivant, la coquille est hérissée de longues et minces épines calcaires très délicates qui se brisent très facilement.

Distribution actuelle:

Orbulina universa est une espèce très répandue dans les eaux subtropicales, tropicales et tempérées chaudes du globe. Son abondance décroit rapidement dès que l’on atteint la limite des eaux froides. On rencontre Orbulina universa de 10 à 30° C avec une fréquence maximale entre 17 et 23° C.

Sable, oursins et foraminifères du genre Calcarina

Connaissez-vous le village de  ODLOT ?

Une grande majorité d’entre vous me répondra non et moi également.

C’est aux Philippines.

Un jour j’envoie un mail à une amie à Nice et elle me répond de Odlot. Ma voyageuse était là-bas dans son petit paradis. Continuer la lecture de Sable, oursins et foraminifères du genre Calcarina

Ile de Porquerolles : plongée à -65 m.

plongée au large de Porquerolles

Ce n’était pas pour rechercher une épave mais simplement pour ramasser une grosse poignée de sable afin de voir si quelques foraminifères pouvaient se trouver dans ce secteur.

La récolte fut bonne et inattendue.

Après un lavage à l’eau douce, j’ai récolté sous binoculaire avec mon poil de pinceau trempé de temps à autre dans de l’eau distillée, quelques centaines de ces animaux microscopiques.

Il m’a fallu beaucoup de patience, beaucoup de temps, mais  ces trois photos vous en montrent toute la diversité.

plongée au large de Porquerolles.